Chronique : Stick It To The Man (de Klaus Lyngeled)


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Ray ne demande pas grand-chose dans la vie. Une copine bienveillante, un boulot pas trop mal payé, des amis sur qui on peut compter… Enfin une vie presque banale en somme, mais heureuse. Jusqu’au jour, où manque de bol, il est victime d’un accident totalement improbable. Survivant de cette horrible catastrophe, il se retrouve avec un troisième « bras » virtuel plus qu’étrange. Pas loin de penser qu’il est en train de virer zinzin, Ray va vite se rendre compte que cette nouvelle arme pourrait bien être utile pour tout ce qui va suivre…

Stick It To The Man est un jeu disponible sur PC / PS3/ PS4 / PS Vita / WiiU jouable uniquement en solo pour 14€ et développé par le studio Zoink! Il mélange allègrement les phases de plateformes, de puzzles et d’actions pour un résultat fort séduisant et même assez original, même si les mécaniques qui le composent ne le sont pas tant que ça.

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Les contrôles sont relativement simples à prendre en main avec le stick gauche qui permet de se déplacer, le bouton x pour sauter et le stick droit qui permet de contrôler son bras « virtuel ». Celui-ci vous permet de vous accrocher à certaines parties du décor mais pas seulement ! Pour arriver à vos fins, vous allez être en mesure de résoudre les problèmes des différents personnages que vous rencontrez en vous introduisant dans ce qu’il y a de plus intime chez eux… Je parle de leurs pensées bien entendu ! Il est ainsi possible de « voler » la pensée d’un ennemi (sous la forme d’un sticker) pour l’appliquer sur un autre et s’ouvrir le passage. Par exemple, si un garde un peu isolé ne pense qu’à dormir, appliquer cette pensée sur un garde autrement plus embarrassant pourra le pousser au sommeil. Vous pourrez ainsi « manipuler » les différents protagonistes afin d’avantager votre progression.

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Le Feeling.
Quelques minutes de jeu suffisent pour poser l’ambiance. Avec ses graphismes très cartoon qui font immédiatement penser au Simpson, un monde complètement rocambolesque où les voitures circulent sur des routes verticales et un humour largement inspiré des Monty Python, on obtient un mélange d’influences très fortes qui aboutissent à un univers franchement original. Stick It To The Man montre qu’il a été produit avec beaucoup de soin, autant avec sa direction artistique loufoque que par ses graphismes ultras nettes ou grâce à l’effort considérable sur les voix et le jeu d’acteur (en anglais uniquement mais sous-titré en VF) vraiment remarquable.
Le jeu alterne avec justesse des phases de plateforming distrayantes, le troisième bras s’utilisant comme un lasso pour s’accrocher au décor, avec des phases plus proches du point & click d’aventure classique… Et là encore, c’est votre troisième bras qui fait la différence en faisant office de « souris » pour aller « cliquer » sur les éléments interactifs du jeu qui sont toujours sous la forme de sticker donnant l’impression d’un monde ajustable en collant / décollant les éléments qui le composent.

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L’intrigue s’avère à la fois beaucoup plus complexe que prévu avec l’apparition d’un grand méchant qui cherche à s’emparer d’une arme ultra secrète dont Ray aurait hérité par accident. Remplir les différentes missions du jeu s’avère assez jouissif car leur résolution, bien que totalement improbable et basée sur des situations totalement absurdes, finit toujours par trouver une sorte de logique dans un monde qui ne semble pas vraiment en avoir. Juste pour vous teaser un peu, la première mission implique un chauffeur de taxi suicidaire, un vieux milliardaire qui pense pouvoir emballer comme au premier jour grâce à son dentier tout neuf, un chien qui aimerait pouvoir défendre son maître et un crocodile qui refuse de se laisser promener… À vous d’utiliser les ressources de chacun d’entre eux sur le bon personnage, pour finalement trouver l’enchaînement d’actions qui vous permettra de régler les problèmes de tout le monde !

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Comme si cela ne suffisait pas, il vous faudra aussi échapper aux différents agents lancés à votre poursuite pour passer les niveaux et en apprendre un peu plus sur l’histoire. La durée de vie est malheureusement assez limité avec seulement 10 niveaux de jeu que l’on complète relativement rapidement (4 heures devraient suffire) mais surtout dont la rejouabilité est quasi nulle. Le plus gênant étant sans doute le manque de challenge général du jeu qui s’avère vraiment très facile. Pour autant, il faut reconnaître qu’il réserve suffisamment de surprises et d’humour la première fois pour créer une expérience tout à fait singulière. Et puis contrairement à d’autres, il y a des jeux dont le statut d’indépendant leur permette d’échapper complètement à la polémique du temps de jeu. Allez savoir…

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Conclusion.
Stick It To The Man a quasiment tout pour lui. Une qualité de réalisation globale assez rare dans le domaine du jeu indé, un gameplay varié et original, des influences fortes intelligemment mixées pour un résultat original et la petite pincée de singularité qui le rend irrémédiablement charmant. Difficile de faire la fine bouche… Même si le manque de rejouabilité plombe complètement la durée de vie potentielle du titre. Pas si grave docteur !

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