Chronique : Don’t Starve Console Edition (de Klei Entertainment)


dontstarve
Projeté dans un monde étrange à la suite d’une expérience ratée, Wilson va devoir en apprendre les codes afin de pouvoir survivre. Laché dans une nature hostile, cueillette, chasse, agriculture, cuisine, exploration, invention, magie vont devenir vos occupations principales… Mais le pire dans tout ça : Winter is coming.

ps4-game-6926_mid_img1

Le Gameplay.
Don’t Starve est un rogue like dans lequel vous devez survivre le plus longtemps possible. Votre personnage se réveille au beau milieu de la nature en assez bonne santé, mais pour combien de temps ? 3 jauges différentes indiquent la santé générale de votre personnage. une jauge de vie qui baisse lorsque vous mangez des aliments non comestibles où lorsque vous prenez des coups de créatures hostiles, une jauge d’estomac qui vous indique à quel point vous êtes affamé et une jauge de santé mental qui signale si vous allez bientôt rentrer en dépression. Le jeu permet de sauvegarder à tout moment afin de reprendre une partie plus tard, mais sachez que si jamais vous deviez passer l’arme à gauche, il vous faudra tout recommencer du début, rogue like oblige.
Quasiment tous les éléments du décors autour de vous sont interactifs. Vous pouvez les inspecter, histoire de savoir à quoi ils servent où utiliser le bouton d’action et interagir avec eux. L’arbre de construction sur la gauche vous indique en permanence ce qu’il est possible de construire en fonction des différents éléments que vous avez amassé. Et ne vous inquiétez pas, il y a vraiment des tas de choses à construire ! Ces constructions vont vous permettre, tel un Robinson Crusoë, de devenir un as de la survie. En bas, c’est votre inventaire à taille limitée qui spécifie les différents éléments que vous transportez. Vous voila libre de faire ce que bon vous semble. Le jeu ne vous fixera jamais aucun objectif… Enfin manger régulièrement reste le premier de vos soucis.

ps4-game-6926_mid_img2

Le Feeling.
Ce qui impressionne avec Don’t Starve, c’est la richesse et la subtilité de son game design. Ce qui semble au début, n’être qu’un « petit jeu » se révèle vite être un monde complexe, immense, menaçant. D’abord il y a peu de jeux qui se permettent de sauter l’option « tutorial » avec autant de réussite. Mais cela fait partie intégrale de l’expérience. Votre personnage est perdu dans un monde inconnu sans personne pour lui expliquer quoique ce soit, il est donc logique qu’en tant que joueur, vous deviez tout découvrir par vous même.
les premières interactions sont simples et évidentes, cueillir des baies et des carottes pour ne pas mourir de faim, récupérer de l’herbe pour faire des torches et ainsi voir durant la nuit, se fabriquer une hache et une pioche avec les branchages et les silex disséminés ici et là afin de pouvoir couper des arbres et miner la roche. En trouvant de l’or, vous allez pouvoir construire une machine à science qui va décupler vos facultés mentales et vous permettre de transformer vos matières premières en produits manufacturés puis de découvrir de nouvelles inventions ! L’herbe peut devenir de la corde, les rondins peuvent être transformés en planche et la pierre en brique. Tout cela vous donne accès à de nouveaux objets qui vont renforcer votre sécurité (armures, armes, protection), votre confort (un chaudron pour cuisiner, ) ou vous permettre de vous spécialiser dans des domaines tel que l’agriculture, l’apiculture, la chasse, la pèche, la sorcellerie et j’en passe.
Mais au delà du matériel que vous allez pouvoir acquérir, le monde de Don’t Starve dispose de ses propres codes et les apprendre empiriquement peut vous filer de sacrés coups de main. Par exemple, les cochons qui trainent souvent dans la forêt et qui semblent un peuple plutôt civilisé (bien qu’un peu sommaire malgré tout) détestent cordialement les araignées. Ils seront donc vos meilleures alliées pour détruire les nids d’araignées et collecter la soie utile à fabriquer des cannes à pèche où des filets de chasse. Le jeu est ainsi truffé de comportements, d’éléments, d’indices qui peuvent sembler anodin mais qui sont essentiels pour survivre. N’oubliez pas que votre santé mental est tout aussi importante que votre jauge de vie. Sombrer dans la dépression vous amènera irrémédiablement à la folie pure, et là de nouveaux dangers encore plus inquiétants vous attendent… A moins que vous n’ayez envie de vous lancer dans la magie noire, dans ce cas, il semblerait qu’il s’agisse d’un passage obligé.
Sachez que le cycle jour / soir / nuit à une réel influence sur l’écosystème tout autour de vous. Certains champignons peuvent être cueillis de jour alors que d’autres ne seront visibles que de nuit. Certaines créatures sont actives la journée alors que d’autres préfèrent les activités nocturnes. Comprendre le monde qui vous entoure vous permet de mieux l’appréhender, de trouver de nouveaux moyens d’affronter les dangers, d’augmenter votre confort et de tenir donc le plus longtemps possible. Surtout qu’avec l’hiver qui arrive… Vous n’êtes pas au bout de vos peines. Les plantations poussent alors beaucoup moins vite, les déplacements se font difficiles car il faut combattre le froid et de nouvelles créatures inconnues introduisent les lieux. Si le début du jeu vous permettait de vivre au jour le jour, ce n’est clairement plus le cas en hiver et vous allez devoir apprendre à faire des réserves.
Il y a tellement de choses à découvrir que je pourrais vous en parler pendant encore des pages et des pages mais il n’y a rien de plus réjouissant que de les découvrir par soi même !

ps4-game-6926-lower-marq

Le portage PS4.
Vous l’avez vu avec le titre, cette chronique parle du portage PS4 qui vient juste de sortir sur le Playstation Store. Comme il s’agit d’un jeu PC/Mac à la base, jouable avec une souris, il était intéressant de voir comment cette édition s’en sortait manette en main.
La surprise est plutôt agréable. La navigation ne pose aucun soucis, le stick gauche permettant de se déplacer au doigt et à l’œil, les boutons de tranche L1 et R1 permettant de tourner la caméra. De même l’arbre de construction est très facilement atteignable avec la touche L2 puis navigable assez aisément avec le stick gauche. La gestion de l’inventaire est tout de même légèrement plus pénible que sur la version PC/Mac. C’est le stick droit qui s’y colle et qui permet de sélectionner en temps réel les différents objets dont vous avez besoin. La croix directionnelle vous permet alors de vous équiper de cette objet, de le cuire auprès d’un feu, de le placer dans un autre rangement disponible ou toutes autres actions contextuelles qui pourrait avoir du sens. La touche R2 vous permet de mettre le jeu en pause pour gérer encore plus finement votre inventaire. Les vrais problèmes commencent à apparaître lorsque vous n’avez plus de slot disponible dans votre inventaire et que vous voulez interagir directement avec un objet du monde sans pour autant en prendre possession. Par exemple, manger directement une carotte que vous avez laissez trainer dans l’herbe est impossible. Il vous faut abandonner un objet de votre inventaire, y ajouter la carotte, la manger puis reprendre l’objet que vous aviez abandonné. C’est un peu pénible car l’inventaire est le plus souvent plein, obligeant à procéder à de multiples manipulations dont on aimerait faire l’économie.
De même, il est dommage que le jeu force l’étape de transformation de vos matières premières en produits manufacturés à la main pour avoir accès à la construction de certains objets. Il aurait été pratique qu’un objet se fabrique avec toutes les étapes intermédiaires nécessaires en automatique à partir du moment ou l’on dispose de toutes les matières premières demandées à sa construction. C’était déjà un défaut de la version PC mais le contrôle à la manette accentue encore plus le côté manipulation inutile et donne l’impression de perdre du temps.
Par contre du côté des points positifs, les combats sont clairement beaucoup plus agréables manette en main. La souris demandait une adresse et un timing bien exigeant pour frapper et se déplacer à la fois alors que la manette permet de gérer l’ensemble parfaitement.
Côté graphique et technique, la PS4 s’en sort très bien, pas de soucis à avoir de ce côté là ! J’ai noté quelques clignotements lorsque 2 éléments se superposent mais rien de bien méchant et de trop fréquent.

ps4-game-6926_mid_img3

Conclusion.
Don’t Starve a rythmé toute la première partie de mon année 2013 et loin d’en être dégouté, c’est avec plaisir que je l’accueille maintenant sur PS4. Surtout que la partie combat étant plus agréable, le jeu gagne légèrement en facilité, ce qui n’est pas pour me déplaire. Manquerait plus que de simplifier la construction des objets lorsque le joueur dispose de tous les ingrédients et cette version serait quasi parfaite. A noter que les abonnées PS+ (50€ par an) peuvent même en profiter gratuitement (au lieu de 14€ l’achat) durant toute la durée de leur abonnement !

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s